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L'esprit de Ramadan

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L’Esprit de Ramadan

Dr S.M. RAJI

Je dédie cet ouvrage à ma mère, à mon père, à mon épouse et à mes enfants.

Table des matières

Chapitre 1 : L’esprit de Ramadan ….. 1

Chapitre 2 : La veille de Ramadan.. 3

Chapitre 3 : La science et le jeûne ….. 5

Chapitre 4 : La fièvre du « Trop » ….. 11

Chapitre 5 : Pallier a la peur au ventre ….. 19

Chapitre 6 : L’appoint adéquat ….. 21

Chapitre 7 : Ramadan de mon enfance ….. 24

Chapitre 8 : Ramadan au quotidien ….. 26

Chapitre 9 : Lailat Al Kader ….. 28

Chapitre 10 : Aïd Al Fitr ….. 30

L’Esprit de Ramadan

Dr S.M. RAJI

Je dédie cet ouvrage à ma mère, à mon père, à mon épouse et à mes enfants.

Table des matières

Chapitre 1 : L’esprit de Ramadan ….. 1

Chapitre 2 : La veille de Ramadan.. 3

Chapitre 3 : La science et le jeûne ….. 5

Chapitre 4 : La fièvre du « Trop » ….. 11

Chapitre 5 : Pallier a la peur au ventre ….. 19

Chapitre 6 : L’appoint adéquat ….. 21

Chapitre 7 : Ramadan de mon enfance ….. 24

Chapitre 8 : Ramadan au quotidien ….. 26

Chapitre 9 : Lailat Al Kader ….. 28

Chapitre 10 : Aïd Al Fitr ….. 30

Préface

Dans un monde où l’on flatte le corps par maintes ruses ineffables, jusqu’ à le rendre en culte, Ramadan vient en curatif lustral, qui blâme cet egard abusif, afin de retablir à l’organisme sa vocation de simple monture de l’esprit.

Le fidel emet le voeu pieux d’être en pleine forme, afin d’attendrir l’état d’âme, par la convivialité de Sidna Ramadan. Il envie aussi que le mois béni, persiste le plus longtems possible, pour parer au vague à l’âme que suscite son abandon.

Si de tous temps Ramadan est une obligation pour chaque musulman, de nos jours, on a la facsination de vivre un besoin fervent et prospice pour le jeûne, plus qu’aux temps révolus, afin de s’affranchir des chaines de servitude, dont nous sommes tyrannisés à chaque moment.

Chaque fois qu’on évoque Ramadan, on hésite sur la manière de l’entamer avec dévotion.

Certains avouent qu’il faut prendre sur soi de jeûner chaque Lundi et Jeudi de Rajab et Chaaban, d’autres prônent de s’épanouir dans la lecture du Coran, d’autres préconisent enfin de se rendre digne et charitable.

En fait, Ramadan est un mélange de tous ces ferments, afin d’ériger un tremplin vers la voie du Seigneur.

Quand on fouille à la ronde, on s’estime plutôt perdu, dans un monde qui se convertit sans cesse vers une prestance factice. Il offre à pleines mains le rêve de gagner la cagnotte de la loterie, ou l’illusion de s’assouplir aux caraïbes.

Pour fuir ce leurre qui abuse du bon sens, le fidèle s’abrite docilement dans sa quête d’affermir sa foi. Quoi de plus beau que la gratification de Ramadan, que Dieu nous soumet a profusion chaque année, afin de porter aux nues Sa bonté.

Dans un monde où les gens s’obstinent à prospérer plus, à accumuler sans désemparer, à consommer nuit et jour, Ramadan arrive dès lors, comme une halte prodige, qui évince cette offense rusée, et cette outrage sournois.

Il épargne un surplus pondéral maléfique, qui rafle l’estime de soi même. Il mène vers une foule de vertus qui rapprochent de la grâce de Dieu.

La faim est un présage qui stipule que les réserves nutritives s’épuisent. La faim usuelle est le signal que les calories du dernier repas ont été épuisées, et que le corps aspire à la nourriture. Si l’on s’abstient de manger dans l’heure qui suit, cette faim décline. Car le corps prend dans ses réserves, en faisant appel au métabolisme du jeûne. Durant le jeûne l’envie des aliments diparait, même si de temps à autre, on est saisi d’un désir passager pour certaines gourmandises.

Le jeûne n’est pas une rivalité ou un exploit, mais une douceur et une grâce. Le corps recouvre sa bonne forme, l’esprit regagne sa vitalité, et l’âme se resigne à sa portée réelle de se soumettre pieusement à son Créateur. Le jeûne n’est pas une torture ou une misère d’être, mais un affranchissement, une adhésion à ce que nous sommes vraiment.

Le grand pari pour le jeûneur est de déceler le temps nécessaire pour modérer le rythme de sa vie. Mais est-ce que tout le monde peut jeûner? Oui, les malades eux-mêmes peuvent bénéficier des faveurs du jeûne, mais doivent au préalable se soumettre aux mises en garde de leurs médecins.

Chapitre 1

L’esprit de Ramadan

SOURATE Numéro 2 VERSET 185 « traduction »

 

« Quiconque qui aura aperçu la nouvelle lune marquant le commencement d’un tel mois, observera le jeûne.

Dieu veut rendre, non pas difficile, mais facile pour vous, l’accomplissement des obligations religieuses. Jeûnez jusqu’à la fin de la durée fixée, et magnifiez Dieu pour la bonne direction où il vous a mis, pour Lui prouver votre reconnaissance ».

 

Ramadan désigne le neuvième mois du calendrier lunaire musulman.

Son étymologie est assujettie à plusieurs clarifications. On estime l’argument qu’il est inhérent à la chaleur.

 

« Ramad » signifie aussi la braise, subordonnée à la saison fortement chaude, adéquate avec l’effort pénible surajouté, qui incline vers un palier épuré et affiné de la foi.

 

Une autre version, conduit au fait que durant Ramadan, les péchés sont brulés en totalité, calcinés, et absous.

 

Le jeûne est le quatrième piller de l’islam. C’est un point tout à fait cardinal dans la religion musulmane. La clause essentielle est l’intention, elle s’énonce le premier jour, et est approuvée pour le reste du mois.

 

Ramadan célèbre la venue du Coran.

Son illumination a été faite d’abord au firmament, d’une seule fois, puis a été révélé durant 23 années au prophète Sidna Mohamed, que le salut d’Allah soit sur lui.

 

La récitation du coran est préconisée expressément durant Ramadan. Elle s’affilie de façon ordonnée durant la prière de « Taraouih », une prière de ventilation et d’allègement, commune, surérogatoire, non obligatoire, mais fortement recommandée. Elle s’opère après la prière du « Ichaa », dernière prière obligatoire, avec une moyenne de deux chapitres par nycthémère.

 

L’action de prosternation et d’inclination, traduit la soumission effective et sincère du croyant face à Dieu. Lors du culte, la lecture du Coran infuse un souffle d’espoir entre les mailles du corps du fidèle, que la dynamique scrupuleuse et ordonnée de la prière allège. La convenance évolue de fait vers une action de grâce, à la fois spirituelle et corporelle.

 

Durant Ramadan, le musulman ne boit pas, ne mange pas, ne fume pas, et n’a pas de relations sexuelles, de l’aube, jusqu’au coucher du soleil.

 

Il s’abstient aussi d’agir non seulement corporellement, mais aussi mentalement et spirituellement.

La docilité corporelle, évoque une transition vers un degré moral et spirituel élevés. La clameur d’une injure, ou d’une offense blessante, le délit d’être malveillant et provocant envers autrui, équivaut quasiment à une rupture du jeûne.

 

En Islam, une personne qui se fait assaillir ou agressée, affirme tout simplement, je jeûne, et de battre en retraite.

 

 

Les malades, les femmes en menstruation ou enceintes, qui en s’astreignant de manger et de boire, pourraient mettre en danger leurs fœtus, sont dispensées du jeûne. Il en est de même des personnes âgées. Ces catégorise suppléent à leur jeûne par la charité.

 

De nos jours, en raison du confort du voyage, malgré que les voyageurs puissent rompre leur jeûne, ils préfèrent l’achever en son temps. Car le fait de jeûner en dehors du Ramadan pour compenser, n’est pas aussi rétribuant que durant le mois bénit lui même.

 

Ramadan cultive aussi une pratique didactique, qui perpétue assidument la foi chez le croyant. Durant le jeûne, le fidèle se consacre de façon intensive à un recueillement spirituel profond. Il goute a une soumission méditative qu’il adopte de jour et de nuit, tout au long du mois.

 

C’est un mois plein de vertus pédagogiques. Il incarne une mi-temps d’aiguillage, qui se réitère chaque année. De ce fait, il offre constamment au désemparé, la possibilité de regagner l’essaim de l’élévation spirituelle.

 

La société dans son ensemble vit au rythme de Ramadan. Les gens non assidus vis à vis de la religion, ou qui ont rompu avec la prière de chaque jour, saisissent souvent l’aubaine, pour rebondir sur le rythme réitéré de la spiritualité.

 

Les fumeurs oublient tout à fait leur vice, car le mode mode de vie collectif et homogène du jeûne, renforce l’adhésion de ces égarés, au culte éducateur et corrigeur du mois béni. Ramadan incite d’instinct les croyants à secourir les esprits amoindris et perdus, qui ont du mal à museler leurs caprices.

Il renforce intuitivement chez les fidèles, l’aperçu de repêcher tous ces hésitants indécis, afin de les affermir et de les réinsérer dans l’ethique spirituelle. Trop souvent, ces vacillants saisissent le coche, et rebroussent vers la voie de la vertu.

 

La spiritualité de l’Islam est une réalité effective et substantielle. Elle se manifeste dans l’échange du repas, cette interactivité, ce face à face, dans le fait de manger avec les autres, donne une corporalité très concise et très marquée aux qualificatifs de frère et sœur.

Ne pas manger, c’est aussi se sentir proche et engagé auprès des besogneux.

Cela conduit d’instinct à tendre la main aux gens à court d’argent, par l’obligation de « Zakat El Fitr », qui doit être versée pour chaque membre de la famille, durant les trois derniers jours du Ramadan, afin que la fête de « Aïd Al Fitr » prenne une configuration sociale ostensible.

 

En dehors du jeûne, les gens goûtent au statut d’une liberté étonnante. Ramadan tempère le laisser-aller de cette franchise et la régule. Le fait de prohiber assez longtemps plusieurs clauses durant le jeûne, gratifie au croyant la prise de conscience de cette grande liberté, et le désir de la ressaisir.

 

Une telle privation, assimile le jeûneur à un nageur, qui convoite de rallier la terre ferme, après une longue baignade, car c’est toujours agréable de retrouver le sol compact sous ses pieds, après ce long effort.

 

La productivité pendant Ramadan revêt un double aspect foncièrement paradoxal

Malgré une certaine fatigue qui prend forme au cours du jeûne, cette lassitude s’assortit souvent d’une présence d’esprit, qui reflète qu’on est prodigieusement présent dans son occupation. Cette lucidité durant l’ouvrage, rend compte qu’on est plus performant au cours de Ramadan, que durant le reste de l’année.

 

D’autre part, dans un contexte socio-économique si prégnant, qui incite à toujours produire plus, on a l’appréciation qu’en fin de journée, on a presque oublié d’avoir jeûné. Cette amnésie a pour ricochet d’occulter le bénéfice spiritual du jeûne.

 

 

Acquérir une pureté de coeur à travers le jeûne, c’est sans désemparer, prendre conscience de la présence de Dieu. Cette lucidité fait que le fidèle cohabite dans une clarté sincère et sereine avec son Créateur. Le fait de n’avoir rien à occulter dans ses actes, rien à voiler par quelque hypocrisie que ce soit, draine le croyant vers une transparence totale avec son Seigneur.

Tout à coup, il se refugie sous la seule tutelle de la lumière divine du Seigneur. C’est cette assiduité et cette intuition de clarté, qui incarnent la constance enviée par chaque fidèle durant Ramadan.

 

 

Chapitre 2

La veille de Ramadan

Le jeûne se met en œuvre dans l’esprit, ce qui exige une discipline. C’est une question de cran, de fermeté, de désir, et de mise en train, un peu comme l’athlète qui s’apprête à un marathon. On l’anticipe, on l’envisage, on l’envie, et on l’affirme. Le mobile est alors essentiel, du fait qu’on se met en condition aussi bien en dedans qu’en apparence, comme pour une audience primordiale. Il est important de jeûner avec une totale assurance et dans une joie cordiale.

La survenue inopinée de Ramadan durant la chaleur cuisante de l’été, ou lors du froid rebutant de l’hiver, évoque sa vertu géniale de briser la fadeur d’une réitération lancinante. Du fait que les douze mois du calendrier musulman sont des mois lunaires de 29 à 30 jours, Ramadan s’apprête chaque année à un décalage d’environ 11 jours. Il voyage au fil des ans et peut ainsi surgir à n’importe quelle saison. Il adopte un cycle de 30 ans environ, avant de recouvrer son rang initial.

A la mosquée, lors de la lecture collégiale du coran, une véhémence mêlée de tendresse, échappe des fidèles. L’ensemble vocal attire une foule qui pénètre doucement au lieu commun du culte. De concert, l’assistance achève un rythme qui incite une paix profonde. En marquant leurs césures, les adeptes inspirent une piété captivante, avant de poursuivre leur récitation. La grâce vocale adoucit la manière d’être, par une candeur cordiale qui ancre la fraternité parmi les fidèles.

Quand l’astre du jour frôle le sommet de la montagne, le dôme du relief cajole gentiment le déclin du soleil, jusqu’ à l’engloutir tout à fait.

Au fur et à mesure, le ciel change d’allure. D’un faciès azure, il vire vers un aspect orange. Quelques nuages opalins glissent sous peu vers un rose évasif. Quand les ombres ont tout à fait décliné, l’horizon se recouvre d’une lumière qui adoucit l’humeur. C’est le moment où le coup d’œil capte au mieux les détails subtils, circonscrits à la croisée du ciel et de la montagne.

Le soleil se couche enfin, sans que la lumière ne s’embrouille tout à fait. L’ascendance d’un croissant fin et courbé, prélude à la foule de surseoir son essor, car le seuil de Sidna Ramadan, présage sa grâce et sa bonté. Il était raffiné, clair, et exquis, ce croissant vouté, au sein d’un horizon qui se dévoue d’un bout à l’autre à la fascination du nouvel arrivant.

Au même moment, les gens attendris par la grâce de la force d’âme, se pressent vers la rampe du minaret, afin de gagner l’apogée de la tour. Ils célèbrent la naissance du croissant fortement désiré, qui présage une bonté conciliante.

L’écho salvateur du mois d’altruisme, prospère au fur et à mesure parmi la foule. Les gens se complimentent les uns les autres, afin de glorifier le nouveau venu. Une joie mutuelle garnit les passants, et un tumulte d’approbation gagne l’affluence, fraichement conciliée avec la gratification du mois sacré.

Nous autres enfants chantions de joie, Ramadan mois d’oubli de soi. On glorifiait tout azimut les grands airs de la convenance. A peine si le public s’était amassé, que le criard public diffuse la bonne étrenne à haute voix.

Chapitre 3

La science et le jeûne

Ramadan nous incite à modérer nos émotions, à ressentir la réalité de notre corps. Mais surtout, il nous incline aux vertus d’un intellect de plus en plus intrépide, afin d’assujettir un corps complètement égaré. La gestion du stress par le jeûne apaise les émotions. Il faut une mise au point des apports exogènes afin d’affermir le spirit dans son approche vers Dieu, par le quatrième pilier de l’Islam qu’incarne Ramadan. Le croyant se fait réapproprier son corps afin de retrouver sa vraie entité.

Ramadan est une bifurcation qui modifie l’ensemble des structures acquises au rythme d’une vie monotone et insouciante. Il vient en renouveau pour culbuter les métabolismes antérieurs complètement immodérées et débridées.

Des études scientifiques sur le jeûne viennent mettre le sceau sur l’actif de Ramadan, déjà en culte depuis plus d’un millénaire et demi.

C’est dans l’ancienne Union Soviétique que le médecin Youri Nikolaïev fut désigné en 1955 pour soigner l’alcoolisme forcené du fils d’un grand dirigeant du Parti, Nicolaï Boulganine. C’était un cas ardu, qui avait mis en échec plusieurs médecins, malgré leur recours aux thérapies modernes. Grâce au jeûne, le médecin Nikolaïev avait guéri en trois semaines le patient de son addiction, au grand bonheur de son père, qui avait ouvert grandement la porte à la thérapie du jeûne.

Nikolaïev observe en même temps des résultats étonnants chez les dépressifs suicidaires, qui se sentaient maudis et rejetés par leur famille. Au bout de deux semaines de jeûne, les voici généralement moins inquiets et plus captivés par leur entourage.

Nikolaïev désigne toutefois comme critère fondamental de succès : l’adhésion de ses patients. Souvent, pour aider l’acte médical, il commandait que les médecins jeûnent eux aussi aux cotés de leurs patients.

En cas d’hypertension, les bénéfices du jeûne étaient décelables au bout de quelques jours.

Il en est de même des maladies métaboliques telle la goutte.

Un autre médecin russe, Serguei Osinine, avait soigné par le jeûne plus de 10 000 asthmatiques, avec plus de 50 % de succès probants.

Pour le diabète du type 2, le démarrage d’un jeûne fait immédiatement tomber le taux de glucose du sang, pour reposer le pancréas, et permettre aux cellules d’accéder à une sensibilité normale à l’insuline.

En ce qui concerne les « maladies de l’humeur », les résultats allemands confirment les études soviétiques. A condition de les affranchir de leur servitude chimique, les malades gagnent un esprit positif, avec le panel des modifications hormonales correspondantes.

Récemment, la découverte américaine de Walter Longo, vient confirmer les travaux russes. En soumettait des levures de raisin a un jeûne très sévère, il constate que grâce au jeûne, celles-ci devenaient nettement plus résistantes quand elles poussaient dans un milieu de croissance favorable.

Mieux encore, il s’aperçoit que le jeûne prémuni les cellules saines contre les effets néfastes de la chimiothérapie, alors que les cellules cancéreuses insensibles à l’effet du jeûne, étaient détruites par la molécule chimique.

Walter Longo vient ainsi d’attribuer au jeûne une place d’honneur, dans la recherche scientifique conventionnelle.

Pendant le jeûne, l’organisme élabore des corps cétoniques qui coupent l’appétit et engendrent une énergie dynamisante accompagnée d’un affinage du corps.

Car le jeûne est aussi une diète cétonique. En temps normal, notre cerveau vit de glucose. Au cours du jeûne, les corps cétoniques se substituent au glucose comme substrat du cerveau. L’haleine cétonique aperçue au cours du jeûne est gratifiante à plus d’un titre.

Il est établi en effet que c’est au moyen des corps cétoniques que le corps digère ses lipides, afin d’épargner à l’individu ses protéines. Les corps cétoniques sont synthétisés par le foie et le rein, mais ne génèrent pas d’acidose métabolique. Au contraire, ces métabolites des graisses ont un effet stabilisant sur l’épilepsie et la sclérose en plaque.

Le jeûne hivernal du manchot qui peut atteindre quatre mois, évoque que la privation de nourriture est une adaptation naturelle du volatil, engendrée par le système évolutif des espèces.

Les oiseaux, ces nomades du ciel, migrent sans arrêt, et cessent de se nourrir durant leur transhumance. Ils sont confortés pour cela des stocks de graisses qu’ils détiennent.

Chapitre 4

La fièvre du “trop”

Ramadan convient parfaitement à cette pathologie dite du « trop », qui ronge la société moderne.

Il faut être lucide de cette intoxication malsaine de tolérer de se nourrir par le “vide”, et refuser le dogme médical qui se réfère à l’obligation vitale d’un gavage pluriquotidien, bourré de céréales et de produits laitiers.

Ramadan évoque aussi un excès alimentaire pour la plupart des pays islamiques. Il y aurait une majoration de 30% des dépenses des foyer durant Ramadan. Et pour satisfaire leurs clients, les grands trusts mettent en avant leurs slogans. Le plus néfaste est d’abuser durant le mois sacré des sodas, des jus de fruits, des boissons fruitées, des chocolats, des confiseries, de pâtisseries, bref tout ce qui semble désaltérer la soif du jeûneur, ou rassasier son estomac. A l’échelle du globe, l’activité intégrale est estimée à 450 milliards de dollars.

L’islam requiert le juste milieu, il prohibe les abus d’un aspect comme de l’autre. Car si le corps est abandonné à son sort d’épuisement et d’inanition, il flétri, se dessèche et péri. Au contraire, s’il est accablé par des excès, il s’alourdi et s’étouffe dans un trop-plein périlleux.

De nos jours, c’est ce second volet qui a le penchant de prévaloir. Les gens ne languissent pas de la disette, ils s’abiment plutôt dans l’abus. La hantise de la privation, engendre un excès immodéré.

Depuis le matin jusqu’au soir, on est harcelé d’absorber un poison agressif, de l’acabit des toxiques mortels. On le consomme en vrac, de façon spontanée et intuitive, comme si c’était une mécène salutaire, vitale pour notre bonheur. Loin de là, ce poison agit en traitre déloyal qui infuse une souffrance fade et pernicieuse, avant d’infliger une mort lente.

De temps à autre, ce poison évoque une vigilance anodine, quand il incite à s’attarder sur l’état d’un parent ou un ami diabétique. Eh oui! C’est du sucre, la flagrante poudre blanche qu’il s’agit. De nos jours, chacun parmi nous pâtit dans son corps, plus de dommages par le sucre, que n’aurait allumé le tabac et l’alcool réunis.

L’expérience animale a montré que les rats préfèrent la consommation d’eau sucrée à celle de cocaïne en intraveineuse. Cela renforce le facteur démonstratif de la tendance de l’industrie agro-alimentaire à sucrer nos repas.

Les cartels de la vente du sucre ont submergé le marché mondial en 2011, par 166 millions de tonnes de sucre, soit près de 20 kilos par habitant et par an.

Mais cette moyenne ne reproduit pas l’iniquité entre les pays. Alors qu’elle tend à décliner dans les pays développés, la consommation mondiale de sucre continue de croitre dans les pays du tiers monde, en majorité musulmans. On nous rend tous accros du sucre ! Mais pas de n’importe quel sucre, puisque il s’agit du plus toxique d’entre eux, à savoir le fructose.

Le fructose est extrait d’amidon du mais, à un coût très bas, pour un pouvoir sucrant très élevé. Ce releveur de gout industriel a fini par supplanter les autres sucres dans le marché alimentaire.

C’est comme ça qu’on nous apprend à infuser l’amour dans une culture qui s’évertue à nous assimiler. Les mères garnissent leurs enfants de sucreries. Que serait l’apanage des anniversaires sans le sucre?

Les dangers des sucres sont connus des biochimistes depuis longtemps. Déjà en 1972 le physiologiste anglais John Yudkin combattait l’usage du sucre dans son ouvrage « Pure, White and Deadly ».

Le sucre est un véritable poison pour nos artères. Nous sommes en train de subir la hantise du progrès technique, incarnée par un mal-être qui inclue les caries, les maladies cardiaques et le cancer. Or jusqu’ à peu, ces afflictions étaient peu fréquentes ou même inexistantes dans les sociétés traditionnelles. Mais, dès que ces sociétés s’occidentalisent, les maladies surgissent comme une dime d’accès au progrès. 

 

Le fructose incarne le sucre essentiel des fruits. Dans ce cas, il est absolument bénéfique, car il s’intègre au comestible d’une manière adéquate et en quantité conforme.

 

Il faudrait consommer des quantités effarantes de fruits, pour causer l’effet létal du fructose issu de la chimie. Sans oublier qu’au sein d’un fruit, le fructose est associé à d’autres éléments tel que fibres, minéraux et vitamines, qui le mettent dans une synergie optimale pour l’usage nutritionnel conforme.

 

C’est la vitesse de pénétration du sucre dans le système qui cause la plupart des avaries. Une canette de cola renferme 40 grammes de sucre. Pour l’égaler, il faudrait presque un kg de fraises. Mais on ne mange pas un kg de fraises en cinq minutes, comme on fait, quand on régurgite le soda.

Dans le jus de glucose-fructose, tous ces éléments sont perdus, C’est un drame, car on rompt avec la nutrition, pour se noyer dans le monde de la chimie. Le saccharose extrait de son support d’origine, puis purifié, est alors mis en valeur sous forme de sirop, de poudre ou de morceaux. C’est là qu’il devient un poison mortel.

 

A cause des fibres, le fructose est beaucoup mieux toléré quand il est incorporé dans les fruits. Si le fructose incarne un poison, les fibres jouent l’antidote.

 

Nos papilles ne font pas de distinction entre les sucres naturels et ce sirop sinistre. Si le glucose est la forme naturelle de stockage de l’énergie, le fructose chimique au contraire pénètre l’organisme comme un toxique à multiples contrecoups. Il cause une élévation des triglycérides et du cholestérol. Il décuple le risque de pré diabète et de diabète. Il engendre un surpoids et une élévation de l’uricémie. Enfin, il fait jaillir le stress oxydatif, qui crée le vieillissement accéléré des cellules et les maladies dégénératives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 5

 

Pallier a la peur au ventre

 

 

Les séjours alliant jeûne et randonnée sont très prisés en Europe. On propose des tarifs qui varient entre 3000€ et 8000€ par semaine. Nous autres musulmans, Ramadan nous exonère d’un cout si prohibitif, puisque le seul impératif du croyant, est de souscrire à la charge minime de “Zakat Al Fitr”.

 

Dans certains pays européens comme en Allemagne, 20 pour cent de la population jeûne. Le jeûne fait naitre une grande vitalité et une bonne santé sans prise de remèdes. A coup sur ca ne peut convaincre les grands trusts pharmaceutiques et les medias, qui ne sont là que pour promouvoir des surplus exorbitants.

 

 

 

L’humain possède l’intuition et l’intelligence de bien se porter. Au cours de l’évolution les gens vivent au rythme des saisons. Il y’a des périodes de récolte et de pléthores, mais il y’a aussi des saisons dures ou prédomine le manque.

 

Apres avoir érigé un accord d’escorte pour le jeûne et la bonne santé, il faut à présent ouvrir les bras à Sidna Ramadan.

Il est conforme d’énoncer que Rajab est le mois du boisement, Chaban celui de l’arrosage, et Ramadan celui du butin.

 

Le croyant accueille le mois de grâce et d’indulgence, en versant les larmes de joie, pour la bonne étrenne qui inspire le sourire d’espoir.

Il entame le jeune avec une force d’âme d’adorer Dieu, de faire du bien, de prendre à cœur sa famille, et de dédier l’appui convenable aux affligés.

 

La mise en train spirituelle démarre par la récitation du Coran, la promesse d’indulgence, et l’invocation d’aboutir à la nuit du destin. Il faut alors raffermir le joug parental par la bonne chère en famille, par des éloges de décence, et par des messages de galanterie

 

Le compliment est unique, il dévoue l’aubaine en or de gagner le paradis. Il ne faut d’aucune manière la gâcher, d’autant plus que les battants de l’enfer sont verrouillés, et que les diables sont rivés.

 

Le croyant entame une nouvelle page, et met sur pied une partance intacte. Il glorifie Dieu avec la résolution de lui obéir, car durant Ramadan, tous les péchés rétroactifs sont graciés.

 

Le fidèle qui a une foi immuable en Dieu, aspire à la nuit du destin avec la soif intense de se soumettre à Sa grâce, au même temps qu’il pressent Sa gratification.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 6

L’appoint adéquat

Voici quelques préceptes de diète spéciale Ramadan.

Il faut d’abord privilégier une consommation de fibres qui incarnent l’antidote naturel du sucre.

Elles augmentent le volume du bol alimentaire et améliorent la consistance des selles. Une diète abondante en fibres, réduit la mortalité globale, la mortalité cardiovasculaire, et protège contre le cancer du colon.

Le son de blé, les flocons d’avoine complets, les haricots blancs, les pois chiche, les lentilles, les artichauts, les amendes et les pruneaux sont tous des aliments riches en fibres

Comme oligo-élément, le sélénium est un soutient essentiel pour Ramadan. Il prévient les maladies cardiovasculaires, les cancers de prostate et du colon Il est présent dans les poissons, les mollusques, l’ail. Deux noix du Brésil sont largement suffisantes pour couvrir la ration journalière.

Le magnésium est un oligoélément obligé de Ramadan. Les produits à base de farine complète ou de céréales intégrales, apportent trois à cinq fois plus de magnésium que le pain blanc et le riz décortiqué. Il est aussi présent dans les fruits de mer, le poisson, les épinards, les bananes, et figure en excès dans les grains de courge.

Les poissons, en particulier le saumon sauvage, incarnent la meilleure source d’acides gras omega-3. Ces derniers réduisent les risques de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux, en plus de prévenir la déprime, et de protéger le cerveau contre l’Alzheimer. L’omega-3 attenue les symptômes d’arthrite rhumatoïde, de l’asthme, et des allergies. Il a également un effet protecteur contre la dégénérescence maculaire et la cataracte.

L’épinard est un nutriment riche en nitrates, qui grâce aux bactéries buccales, sont transformés en nitrites. Ces derniers participent à la vasodilatation des vaisseaux  et à la fluidification sanguine. Ils préviennent aussi la démence

Les légumes frais et les fruits sont riches en eau, en minéraux, en oligo-éléments, en fibres alimentaires et en vitamines. Ils luttent efficacement contre le vieillissement cellulaire. Ils ont une assez faible valeur énergétique et sont pauvres en graisses. En raison de leur apport qualitatif essentiel, il est conseillé de les diversifier et d’en prendre à chaque repas.

Dans tous les cas, le médecin doit toujours être sollicité afin de décider de la diète adéquate pour chaque cas précis

 

Le sport à son tour, est salutaire au système cardio-vasculaire et respiratoire, ainsi qu’aux différents muscles, et prévient l’obésité. Il libère du stress accumulé le long de la journée, et permet de discerner les limites du corps.

Il est recommandé de pratiquer un sport d’intensité moyenne, dans une période variant de 50 min à 1h30 minimum, et ce au moins trois fois par semaine.

La marche incarne l’activité physique de choix chez un grand nombre d’adultes et de personnes âgées.

L’hypoglycémie peut survenir en pratiquant du sport durant Ramadan. Une chute sévère de potassium sanguin, pourrait causer des troubles du rythme cardiaque.

En cas de déshydratation, on peut observer des tendinites et des élongations musculaires, et parfois même, une chute de la tension artérielle. Il faut donc un apport hydrique suffisant après la rupture du jeune et avant l’aube, tout en modérant la boisson du thé, à cause de son effet diurétique.

Il faut se garder des sports intenses qui sollicitent fortement le corps. Il faut aussi se protéger du soleil, en particulier s’il fait intensément chaud.

Comme toujours, il faut se référer à son médecin, seul accrédité à prendre les décisions qui s’adaptent à chaque cas.

 

Chapitre 7

Ramadan de mon enfance

 

Enfant que j’étais, la joie ressentie par mes parents durant leur jeûne, m’incitait à marcher sur leur brisée. Je convoitais comme eux d’éprouver cet état d’âme ravissant qui les rendait heureux.

 

Pour mon premier essai de jeûne, ma mère avait choisi de “coudre ma journée”, pour adopter le mode familial de jaser. Son précepte se fonde sur l’idée d’observer Ramadan par degrés, jusqu’à l’achever.

Pour cette sagesse anticipée de mon enfance, ma mère avait décrété de me repaitre par la bonne chère du “Shour” d’avant l’aube, celle qui clôture le loisir de s’emplir. Je dégustais parmi les adultes, le“Bouchiar” chaud, garni de beurre et de miel. L’élan de rattraper les grands, avait modéré mon envie de dormir. Elle m’assignait enfin de me rincer la bouche, avant l’appel de la prière du « Fajr », afin de mener à bien l’observance inaugurale du jeûne.

Au réveil le matin, je battais le rappel que l’abord de la cuisine m’etait prohibé. Ce jour là, je devais grandir à tire-d’aile, afin de rallier le clan des adultes. Pour attendrir ma peine, ma mère m’avait imparti d’offrir la luzerne aux occupants de la bergerie. De temps à autre, je lui soufflais que j’aie soif. Elle assurait que Dieu allait m’assouvir de la vigueur requise, afin de m’obstiner dans mon essor courtois.

Vers midi, elle avait décrété que mon premier jeûne était bien venu, et réussi. J’avais droit, à la gratification des enfants qui avaient achevée cet exploit. Quelques jours plus tard, je réitérais le même script en cours d’après-midi, afin de prospérer dans ma civilité de “coudre” mon premier jour du Ramadan.

Chapitre 8

Ramadan au quotidien

 

Le marché qui s’anime d’habitude en cours de matinée, abandonne sa pétulance durant Sidna Ramadan, au profit du souk fougueux de l’après-midi. Le ventre dégarni durant toute la journée, bouscule la clairvoyance, durant ce couplet d’heures qui précède la rupture du jeûne.

 

Dans une allure avide et pressée, les gens raffolent de s’offrir tout ce qui s’avère sur les rayons. Car la censure de la bonne chère, accentue d’une manière drôle et insolite, la saveur affable des aliments.

Les languettes de « Chebakia » caressent des filets de miel qui suintent lentement vers l’assise de la cuvette. Le « Baghrir » leurre le sens commun, par les vestiges d’un beurre dissous qui englue les crêpes. Les dates de « Medjhoul » et « Degla », décrètent qu’il est d’usage de rompre le jeûne par le fruit suave.

Aujourd’hui comme hier, sans boire, ni manger, loin de la complaisance de chaque jour, le fidèle s’évertue à gagner la grâce de Dieu.

Il goute à la faim par le jeûne, afin de fraterniser avec les crève-la-faim dans le monde. Ramadan exhorte à méditer la disette des indigents, alanguis et piteux, dans un univers cynique et cruel. Il exhume à faire revivre le souvenir immutable de l’horreur du peuple bosniaque crédule qui, sous les regards passifs d’un monde agnostique, écorçait les racines amères d’un pissenlit acre et aigries, avant de dépérir.

Comment oublier le bébé soudanais, fané et racorni, qui périt au dos d’une maman affaiblie et inopérante, sous le coup d’œil pénétrant des vautours coléreux et bouillonnants, afin de dévorer une pulpe vierge, qui n’a pas encore rendue l’ame.

Ramadan nous bouscule jusqu’au profond de nous même. Il nous accule à briser un égoïsme débridé, enflammé sans relâche par des medias obstinés et racornis, qui culbutent le bon sens, vers une déchéance crapuleuse, afin que les mercantiles farcissent un butin qui ruine.

Il incite une maîtrise de soi du croyant, qui réhabilite ses sens, dompte ses pulsions, et contient ses désirs, afin d’échapper à l’addiction de pléthore bestiale de tout engloutir.

Chapitre 9

Lailat Al Kader

 

 

Le jeûne du corps conduit doucement au jeûne du cœur, pour que le croyant affermi en lui des attributs de bonté, de patience, et de fraternité. Une vingtaine de jours plus tard, les fidèles vivent à l’affut de « Laylat-ul Qadr », la nuit du Destin, par laquelle le Coran a été révélé. Car durant cette nuit, il va pleuvoir des anges. Comment s’éfaufiler entre les gouttes d’une pluie où chacune larme est conduite par un ange.

Dans un monde d’antinomies, le riche et le pauvre tombent sur un compromis, celui d’obéir à Allah qui gracie les délits. Ils se soutiennent mutuellement et gratifient des dons, car « La meilleure des aumônes est celle fournie durant Ramadan. »

Près de son terme, Ramadan a fini par dompter les errances abusives, afin de faire prévaloir la vertu sur l’indécence. Le fidèle qui a goûté à la grâce de la nuit du destin, entame l’apprêt diligent vers la piété digne de Aïd Al Fitr. Le lustre de la féerie diffuse son éclat affable, trois jours avant la célébration, afin que le fidèle manifeste une grandeur d’âme.

C’est la convenance d’adopter Zakat Al Fitr, l’astreinte par laquelle le fidèle partage l’aigreur des démunis. L’obligation est versée directement aux affligés, afin de les soustraire de la disette, au moins durant cette période de l’Aïd.

Les fidèles s’évertuent dans une volupté prodigieuse qui fuse tout azimut, afin d’affiner le fleuron de l’Aïd. L’apprêt culinaire diffuse son arôme précurseur, et promet une jouissance propice et succulente.

Chapitre 10

Aïd Al Fitr

Au beau matin de l’Aïd, on se fringue de la parure adéquate, pour se mette au diapason de la glorification. Il est opportun de gouter un délice avant de s’activer vers le « Mossala », qui vibre déjà au rythme du « Takbir ». La louange vacille entre deux essaims de fidèles, pour exalter la Gloire du Seigneur. Au milieu de ses louanges, le croyant s’assagit parmi ses frères, afin de mener à bien la prière, et vivre la grâce du sermon

Il faut prêter main forte au voisin d’en face et le conforter, prêchait l’Imam, afin de raffermir une quiétude courtoise et pérenne. Il faut censurer à une haine forcenée de briser son prochain. Il faut au contraire exalter une bonté gratifiante, qui privilégie autrui. Il faut honorer une quiétude enracinée, qui permet de rompre avec un orgueil malsain. L’Imam poursuit, Ramadan est venu nous instruire au mieux, la leçon d’une humilité profonde, qui incite à partager, plus qu’à accumuler. Avant de nous quitter, Ramadan nous invite à la vertu de la bonté de cœur. 

A la fin du prêche, chaque croyant complimente l’assistance. Les fidèles se félicitent mutuellement, et garantissent qu’ils se dévouent de tout cœur au sermon de l’Aïd. Au retour chez eux, les prieurs adoptent un chemin distinct de celui de l’aller, afin de gratifier le plus d’hommage aux gens qu’ils croisent.

Au foyer, l’aspect de douceur d’esprit, affirme son corollaire, dans l’allégresse que tout le monde manifeste. Friandises, cadeaux, parfums, finesses culinaires, tous est là pour pressentir que le mois du pardon nous a purifié. Il nous a lessivé de nos pêchés, il nous a rapproché d’Allah, Il nous évincé de l’enfer.

Puis les gens se rendent mutuellement visite. D’habitude, les enfants emboitent le pas avec leurs parents pour saluer grands-parents, tantes, oncles, et amis, afin de louanger l’Aïd. On reçoit dignement les visiteurs auxquels on soumet les délicatesses de l’Aïd. Si vous aimez quelqu’un, faites le lui ressentir, rendez lui visite, effacez les hostilités, diffuser la grâce, tel est le message impératif de l’Aïd

La joie d’avoir achevé individuellement et collectivement Ramadan, trempe les croyants dans un état d’âme de bien être ineffable. Chacun a affermi son talent d’assujettir ses passions. Tout le monde savoure l’avant-gout de dompter ses désirs. On est déjà rempli d’un chagrin lucide, éveillé par l’abandon de Sidna Ramadan, et aspirions de revivre ses faveurs au plus vite. Le jour de l’Aïd est l’aubaine de mettre en surplus les facilités dont on s’est enrichi la veille, celle de diffuser l’amour sans restriction.

Glossaire

Aïd El Fitr : La joie de rompre le jeûne, est célébrée au premier jour du mois de Choual qui succède au mois de Ramadan. La prière de l’Aïd est offerte au Mossala

Baghrir: représente des crêpes marocaines enduites de miel et de beurre.

Chebakia: est une friandise sucrée a base de patte, de miel, d’amendes et de grains de sésames, préparée en priorité durant Ramadan

Degla: est une marque tunisienne de dattes

Fajr: Est le temps de prière de l’aube, avant le lever du soleil

Laylat-ul Qadr : est la nuit du destin, qui arrive au cours d’une des dix dernières nuits de Ramadan

Medjhoul: est une qualité de dattes marocaines

Mossala: C’est un lieu de prière en dehors de la mosquée, consacré pour la cérémonie de l’Aïd

Est l’acte de glorifier Dieu, la veille de l’Aïd el-Fitr, jusqu’au moment où l’imam commence son serment

Takbir: désigne l’acte de glorifier Dieu, qui commence la veille de l’Aïd el-Fitr, et qui se poursuit jusqu’au moment de la prière de l’Aïd

Taraouih: réfèrent à des prières additionnelles effectuées la nuit, après la dernière prière obligatoire du Ichaa, durant le mois de Ramadan.

Sidan: est un terme élogieux pour honorer Ramadan

Sohour: est le dernier repas de l’aube avant le jeûne. Le manger doit absolument cesser avant l’annonce de la prière du Fajr.

Zakat el Fitr: l’offre est donnée aux pauvres à la fin du jeûne du mois de Ramadan islamique houx.

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L'esprit de Ramadan

Le soleil se couche enfin, sans que la lumière ne s’embrouille tout à fait. L’ascendance d’un croissant fin et courbé, prélude à la foule de surseoir son essor, car le seuil de Sidna Ramadan, présage sa grâce et sa bonté. Pendant le jeûne, l’organisme élabore des corps cétoniques qui coupent l’appétit et engendrent une énergie dynamisante. Cela déclenche un mécanisme conciliateur accompagné d’un affinage du corps. Le compliment est unique, il dévoue l’aubaine en or de gagner le paradis. Il ne faut d’aucune manière la gâcher, d’autant plus que les battants de l’enfer sont verrouillés, et que les diables sont rivés. Comment oublier le bébé soudanais, fané et racorni, qui périt au dos d’une maman affaiblie et inopérante, sous le coup d’oeil pénétrant des vautours coléreux et bouillonnants, afin de dévorer une pulpe vierge, qui n’a pas encore rendue l’ame. Car durant cette nuit, il va pleuvoir des anges. Comment s’éfaufiler entre les gouttes d’une pluie ou chacune larme est conduite par un ange.

  • Author: Sidi Mohamed Raji
  • Published: 2016-01-20 06:40:08
  • Words: 6448
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